juin 15

2- Qu’ y-a-t-il en ce royaume ?

Il n’y a pas de destinée mais tout à parcourir
Tout est là, sans cause à révéler
Il n’y a rien à inventer mais tout à découvrir
Tout est là, infiniment entremêlé
Quoi qu’encore, dire là n’implique pas s’y tenir

La conscience en son être y confinant le néant, y trouve par nature et par confrontation, la totalité de l’être. Tout est là sans besoin ni désir; tout est là sans condition initiale, sans nécessité d’exercer un choix car rien ne peut à la conscience, être infiniment antérieur, pas même un principe, pas même un hasard ; rien ne peut lui être étranger, rien dans un ailleurs qui n’existerait pas, pas même l’infime possibilité d’occurrence d’un invraisemblable imaginaire.

Au tout être nous le voyons, les dualismes partisans pourraient opposer la raison du non-être, plongeant ainsi la conscience dans un dilemme existentiel,  shakespearien dans le sens d’un choix qu’elle aurait à paraître sans doute, mais non dans celui de l’état car la conscience est le dilemme, elle en est chacune des parties exclusives l’une de l’autre, tout autant que chacune des parties concomitamment et ni aucune des deux par ailleurs. Tout existe, tout et son contraire. Vérités axiomatiques, paradoxales ou apories. L’idée d’existant n’est qu’un parti pris parmi d’autres.

L’ancien monde et son éther métaphysique asséché par la soif des savoirs devint l’univers et sa relativité spatio-temporelle ; il est aujourd’hui le multivers et sa fonction d’onde quantique « supraphysique ». Tout est là, passé, présent, futur, là dans un bref instant infini; tout est là, ici et au lointain, là dans un point d’espace infini, tout est relié, tout est un. Le multivers est un point infini ouvrant sur une infinité de points infinis qui et caetera… Si c’était un livre, chacune de ses lettres appartiendrait à une infinité d’autres livres. La conscience en est le lecteur qui se faisant une – une conscience parmi d’autres – parcourrait une histoire , le temps de la lecture séquentielle étalant l’espace de l’action.

Qui voudrait passer d’un livre à l’autre deviendrait quelqu’un d’extra-ordinaire tout en restant lui-même :  C’est extra !

juin 5

Le gène en dit peu, si peu

Quand la course au séquençage du génome humain fut lancée, tous nous fûmes en pâmoison devant l’ampleur de la tâche à accomplir. Songer plutôt : plusieurs centaines de milliers de gènes à isoler, inventorier,  explorer… La compétition se promettait d’être longue, opiniâtre ; l’enjeu colossal, presque biblique, une hélice pour une autre en Babel… et puis bof, ou flop, ça c’est fait ; on l’a presque su.

25000, en gros ! Tout le génie humain expliqué dans un nombre aussi ridicule ! Car il s’avère que seule une partie du chromosome contient des codes génétiques actifs. Une misère d’informations donc, face à une condition humaine complexe ; le compte n’y est pas et suggère d’autres raisons… inconnues. On parle depuis d’épigénétique, une sorte de propriété du tout, intelligente et magique, et supérieure à la somme des propriétés des gènes devenus simples fabricants de matériaux, bruts. Les ARN pourraient surpassés l’ADN, de simples messagers devenant capteurs d’expériences nouvelles. J’ai aussi lu, et pourquoi pas, qu’il y a des microtubules sur l’axe des chromosomes qui fonctionneraient comme une antenne cosmique, à l’écoute d’une information intelligente , électromagnétique et quantique et tout aussi cosmique !

A savoir que l’orge vie sur la base de 32000 gènes actifs : sûre qu’elle nous mettra tous en bière.

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mai 28

1- Des nuances de l’infini

Plus éternel que l’Eternel il y a
car si, dans l’opinion commune que l’on s’en fait, Dieu est sans limite , il est en conséquence sa propre limite, rien ne pouvant lui être extérieur.  Or la conscience que je décrirais comme « être l’idée d’être« , ainsi tout autant incréée que le divin car ne nécessitant à l’identique, rien d’autre qu’elle même pour exister,  peut toujours se dépasser sans se renier en prenant conscience de la conscience de la conscience etc… or que Dieu ne pouvant se regarder lui-même, impose là, une limite à son univers.

Pareillement, nulle limite ne pouvant  qualifier son omnipotence, la capacité d’effacer son existence il a : hors de Lui il n’y a rien, sans Lui il n’y a rien. Dieu est l’antithèse du Néant. Or la conscience en toute humilité, ne peut s’annuler ; le cherchant elle ne ferait que se reproduire à l’infini : la conscience de l’annulation de la conscience de l’annulation de la conscience etc…Ainsi La conscience est antinomique au néant car elle lui interdit le statut d’existant qui ramène irrémédiablement à son propre champ .

L’éternel créateur complémentaire du néant meurt sous le coup de la conscience . Il réalise alors l’illusion de l’omniscience : il sait tout car il est tout. Il est conscience. Il n’est « que » conscience.

mars 28

Rimes en ule, Rimes en aise

mais pas queue

A Marseille on dit « je t’encule »
Avec la main sur les testicules
Mais n’aies pas peur pour tes rouges fistules
C’est juste un truc avec les mandibules
Pour dire merde à tous les incrédules
Les têtes de nœud, bouffons, et matricules.

>refrain<
Alors mon vier Madame Olivier
Y a l’greffier qui veut mon panier
La con de sa race fils de pute
T’es pas le seigneur de mes Obut

A Marseille on te dit « tous des enculés »
C’est pas pour les pédés du cul mais pour les costumés
Toutes ces bouches à merde, mains sales et parfumées
Quand vient le temps des promesses, des bonbons acidulés
Mais nous quand on suce c’est des glaçons anisés
On s’en bat les couilles de tous ces chelous civilisés.

ref

A Marseille, a soufflé un chant de braise
Dit plus loin ça nous fait la Marseillaise
Comme aujourd’hui on n’est pas que du treize
y a l’malaise chez tous ceux qui se taisent
On te baise mais tu n’as pas l’antithèse
Y a qu’ta rage qui te sert de prothèse

ref

A Marseille tu peux croire qu’on te traite de con
T’énerve pas c’est peut-être un truc de respiration
Un coup de vent, Mistral, qui te fouette une virgule
Plutôt qu’un point, un seul, que tu prends au ventricule
On a cassé des tuiles à Paris, on a fait les balèzes
Mais reste encore un pari, c’est faire bouger les chaises, con !

ref

On t’encule avec les mandibules
C’est la braise partout dans le treize
Et à Paris faut faire bouger les chaises
C’est parti pour faire bouger les chaises
A Paris etc…

mars 25

Le Fumet de la Rose

au goût des songes passés…

Ô Water-closet, morne cuvette
Sur ton siège je pose ma Lune féconde
et si ronde et si pleine de chair
et de poils ombrées.
De ton trône émail l’huis elle en éclipse
tel le pousse-bouchon, sur la corolle du goulot
en obture l’orifice.
Elle luit quoiqu’en peine, rose pâle et palpite
Au progrès de l’œuvre en elle qui s’échappe
Au delà d’elle et par dedans l’antre du trône
Comme un son lointain du corps qui s’en irait répercuter sa peine
Contraint par la rage d’un œil soudain devenu sombre
Au regard infini de la soupe bleutée.
CHPLONG ! … Plouf!… Plic. Plic. Plic. Ploc… ploc !

Oh, water-closet, froide soubrette
du fond du trône tantôt limpide
m’éclabousse l’écho de la chute fécale :
quelques gouttes de rosée sur la lune féconde
quelques gouttes d’une autre brillance
et qui mordent la chair
comme pour y attiser le regret.
Le corps s’affaisse, les pensées se bousculent
Moles ou dures.
Une main fébrile s’empresse et se tend
vers la feuille en papier toute prête et servile,
la prend, y étale
les restes insupportables d’un songe exproprié
avant qu’ils ne plastronnent, croûte aride et brutale
sur le pourtour de l’anus soudain devenu sale
comme un carcan de l’âme qui n’aurait pour le jour,
que la vocation d’un grattoir.

Oh water-closet, cabalistique tirette
Châsse d’eau, chasse d’oubli
envoie les trombes, déluge infernal;
exile choses et cries de la sébile émaillée
vers d’autres yeux moins dépités
rafraîchis de ton vent mes chairs de lune
soumises en ton assiette cristalline
et rend à mon orifice surplombant l’édifice,
la clarté de l’esprit qui féconde le temps
de ses rêves d’homme
traçant d’autres lignes, autrement faites
dans le champ fleuri de l’histoire universelle

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mars 13

La casserole quantique

     Dans l’univers du fantastique les maîtres d’aujourd’hui ne sont plus romanciers mais savants mathématiciens. Sevrés de l’éther omnipotent des anciens, les cosmologues modernes transcendant l’éphémère volupté des graines extatiques, s’adonnent aux champs, des champs de ci des champs de ça,  squattant l’espace de Planck à l’infini, ficelé de photons, bosons, gluons et gravitons.

     Et c’est à l’aube du siècle de réflexions, alors que tant de jeunes esprits mûrirent sous le soleil de ses incertitudes, là dans le couffin d’un gigantisme technologique tandis que la casserole cosmique était traversée par tant d’ondes ontologiques, là que ce qui devait absolument être vu se révéla à son spectateur , sujet d’un unique spectacle : le boson de Higgs sans qui la matière ne pouvait exister. Et dans l’excitation de ce champ d’allégresse comme un écho outre-Atlantique, le graviton lui-même, sans qui rien ne tourneraient rond, apparut !! Alléluia.

     Ces deux prouesses récentes, ces deux avancées majeures etc… sont à mon sens encore plus fantastiques car elles démontrent notre capacité à ce que la matière soit. Cependant, la définition du monde est avant tout un acte politique non de découverte car à l’instant où nous le réduisons à une possibilité d’exister, il nous engage avec lui sur le chemin que nous venons de lui envisager. C’est là, la très grande force de notre conscience collective. Ainsi des particules de champs dans la casserole cosmique : l’homme en a rêvé et Dieu l’a fait pour le meilleur et pour le pire .

     Dans un univers plus local, celui de notre quotidien, nous sommes confrontés , pour qui le voit bien, à certaines casseroles à l’effet quantique, en ce que leur contenu dépend exclusivement de l’angle sous lequel on/je le regarde. Ces casseroles principalement se trouvent pendues aux basques de gens auxquels on pourrait vouloir nuire et elles en tracent leur chemin. Mon ami (j’ai choisi cette option) Mélenchon en est un exemple sonore et je vous invite, vous incite même, à en examiner chaque occurrence avec l’œil critique de celui décidé à prendre ses propres mesures : seul l’électron libre transporte l’énergie électrique le long des fils du destin.

février 24

Et si pour Mélenchon, nous étions comptés ?

  Je me livre souvent à des lectures obscures et savoureuses, qui toujours, sous l’effet de leurs contraintes hermétiques et a contrario, me propulsent et me libèrent dans l’excitation d’un voyage initiatique. Comme si, passant par ce trou aux bords rugueux, mes vieilles peaux s’en trouveraient grattées, épluchées, extirpées, rendant à mon corps sa vitalité et sa souplesse originelles, pourrait-on dire mieux : la conscience de soi !

     Alors abruti en ces temps de violences institutionnelles aggravées par la corruption généralisée de nos élus faussement sortis du chapeau démocratique, je rencontrais cette idée fantastique de « Changer d’ univers »… dans un titre édifiant, revigorant pour l’éternel et sans autre possible optimiste que je suis, un livre quantique à souhait et dans la pleine conscience « bouddhique ».

     Pour faire court et juste histoire de dire en un temps relativement bref ce que j’imagine déjà de son contenu, l’univers est sans étendue, identique à un point et cependant Multivers d’informations, catalogue incommensurable et exhaustif de l’ensemble de tous les possibles : c’est là notre réalité ultime et primaire. Nous vivons ou plutôt effilons parmi ces multiples et par le fait de notre conscience, un fil du temps le long duquel, pris dans la sphère de boucles d’influences rétroactives entre passé et futur, notre présent se demande encore s’il dispose d’un quelconque libre-arbitre !

     Or, tout acte de conscience créatrice génère au sein des attendus de la fonction d’onde cosmique, un champ morphique, une sorte d’initiative modélisante dont l’amplification est susceptible à partir d’un certain seuil, d’influencer les boucles rétroactives du temps et de provoquer un saut d’un fil à l’autre du destin, un saut pour observer une autre réalité tout autant non-vraie que la précédente mais à l’intérieur de laquelle les vibrations de l’être s’harmoniseraient à la conscience de soi.

    Se contenter de la plainte renforce l’idée du présent dans le futur ; seule l’action novatrice implante dans le futur sa vision du chemin à parcourir. Alors si comme moi, votre humanisme ne vibre pas sur le fil du jour qui nous est imposé, voyez si vous ne pouvez reconnaître en Mélenchon le 1 que vous pourriez faire 2 et que nous pourrions faire 3 et 4 encore et jusqu’au seuil de la création d’un univers individuel et collectif (mais n’est-ce pas pareil finalement ?) plus harmonieux et juste ? …

merci à Philippe Guillemant, Ruppert Sheldrake, lama Darjeling Rinpoche et tant d’autres…

novembre 6

Le Coq et l’Endive

Maître coq, dans une ferme logé
Tenez en son fief bon langage
Quand bien même le ver au dîner
Parfois s’abstenait.
L’endive voisin, Maître blagueur affiché,
Lui tint en ce jour son verbiage :
« Ô du coq, mon bon monsieur du clocher,
Que ferez-vous quand vermines ne seront plus ?
Sans mentir, si vous m’accordiez votre suffrage
Du bon ver, à vos pieds, s’en viendrait des fromages »
A ces mots notre coq qui, au bien entendu
Portait la foi soupçonneuse
Entreprit son fier blablateur sur la façon
De cette joie prometteuse
— Je vous assure qu’avant peu sous la glaise
Votre bec y trouvera tout à l’aise.
Se gonfla, tout en claque, ce fanfaron.
— Tu proposes vermisseaux quand je vois feuilles grasses
Un bon tiens vaut mieux que tu l’auras, trouble face !
Et Maître Coq sur l’endive de se servir
Qui détala tout juste, pressé en fond de cuir…

Ami, comprends-tu le grand coq qui vol’ sur
la bedaine ?
Ami, entends-tu le bruit lourd du nanti
qu’on égraine ?
Oh hum uh uh hum uh uh hum uh uh uh hum uh uh hum…

 

Fable d’horreur pour compères déplaisants

novembre 4

La guerre du Chou

Un petit chou, baigné de jus en sauce rôti,
Petit mais fort en gueule pour les coûts et douleurs
De Bruxelles, envoyait des anathèmes sus-crits
Aux zèbres choux rayés de rouge, vert, blanc ou fleur
Betterave et endive ou radis tout en beurre
Tous mijotés dans la bile amère et servile
Du sus-nommé, regrettable.

Notre endive gauloise, Chicon d’amour premier
Du nord, au sud Blafarde amère aux gosiers
Se devait de commettre entre altesses d’aigreur
Un édit fort conter qui ne fut pas d’honneur
Quand Dagobert on vit pour dompter le néfaste
Mais suave au souhait pour lutter de contraste :
Que pouvait-y donc, l’ineffable ?

Qui n’a plus ses racines, chancelle au pied des tours !
Qui n’a vu que la cave, cramoisit au séjour !
Qui s’octroie des rebours, s’y connaît en détours !
Alors quoi ! Qui ne veut mais ne peut, passe son tour !
Et toi, coq indolent qui s’en fut au blaireau,
Scelleras-tu ton bec sous les dents d’un gogo ?

Adieu Maître Coq, fier des Gaules et joli cœur,
Paix à l’âme
Adieu la cocarde, liberté, égalité,
Frères d’arme
Universel sonneur retrouve ta gamme
– à trop mettre le « la » on en courbe le dos –
Et fête à l’unisson le point à l’horizon

Fable d’horreur pour compères déplaisants

novembre 2

Le Temps : plomb philosophal

ou mais l’or n’en demeure pas moins qu’un métal, certes jaune

L’erreur est tellement humaine que je la crains et ne voudrais la propager ; j’avertis donc ici mon lecteur du caractère amateur de ma pratique du Tarot de Marseille. Toutefois – il y en a un sinon je ne perdrais pas notre temps en bavardages – la pertinence des réponses du Tarot à mes quelques questions ne peut être accordée seulement aux vertus du hasard ou à la fertilité de mon imagination. Ceci m’interpelle mais la nature du phénomène me semble pour l’instant en dehors de ma compréhension ; je l’utilise donc avec parcimonie et respect sans oublier un zest d’appréhension qui me fait écarter les questions personnelles…

Question : Quelle est la nature du temps, dimension de l’univers ?
Réponse :

Deux cartes nous exposent la réalité du temps qui nous est sensible :

tarot tirage temps 2le bateleur : le temps, c’est l’ouverture des possibles, la réalisation de soi par ses actes et ses choix, en fonction de ses propres ressources de départ, et celles que l’on peut se créer ; c’est l’avenir, dans toute son étendue…

la roue de fortune : incertitude, changement, imprévu, joie et souffrance, tout est vanité

Le temps, bien que valeur fondamentale, n’est pas une dimension d’accomplissement vers notre nature divine (le soleil à l’envers); il est même en soi, une régression de cet état vers notre monde

Son axe privilégié dans le tirage du tarot, part du pape à l’envers pour « évoluer » vers la roue de fortune : il n’est porteur d’aucun enseignement, d’aucune dimension mystique. Il n’y a pas de vérité définitive

Le seul axe fort, déterminant de sa nature, c’est l’axe énergétique : le temps est du domaine de l’énergie. Partant de la source infinie, l’impératrice, l’énergie perle vers notre monde de matière

Le temps ne nous conduit pas vers notre destin, ni individuel, ni collectif, pas même universel. Il est le champ des possibles réalisés et qui se réaliseront, à l’infini… Le temps marquant le passage de l’énergie vers un état inférieur de conscience, il n’est pas une relation réciproque : il est irréversible. La compréhension (l’accès à la sagesse) de notre nature divine (ou essentielle) passe par la transcendance de la conscience de soi vers un champ intemporel, pour le moins, au delà de nos turpitudes affairistes.

Le temps c’est de l’argent mais l’argent ne sert que l’argent, la mémoire ne nourrit que la mémoire si cette énergie ne se concentre pas sur le cœur de notre relation commune à autrui et au monde.

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